Catégorie : Artisanat

Carreleurs

Les carreleurs sont des ouvriers qui se chargent de poser des carreaux dans différentes pièces d’une maison ou sur d’autres surfaces. En général, ils exercent leur métier sur des chantiers et interviennent dans des bureaux, des habitations ou autres pour refaire ou corriger le revêtement du sol et des murs avec des carreaux appropriés.

Les qualités d’un bon carreleur

Un bon carreleur doit avoir le sens de l’esthétique. Il doit impérativement maîtriser toutes les techniques de pose de carreaux. Il lui faut être capable de conseiller ce qui est bon (carreaux, colle, type de pose,…) en fonction des spécificités des surfaces à revêtir. L’honnêteté, le sens du travail en équipe et du respect des délais sont entre autres des qualités qui permettent aux carreleurs de réussir dans leur métier.

Les outils et les équipements des carreleurs

Pour mener à bien son activité, le carreleur a besoin d’un certain nombre d’outils. Un crayon, un mètre, un cordeau et une règle sont nécessaires pour les mesures et le traçage. Une lisseuse, une équerre et un niveau à bulle interviennent lors de la mise à niveau de la surface à revêtir. Alors qu’une truelle et un récipient sont nécessaires à l’apprêt de la colle, la spatule dentelée sert à l’étaler. Si la meuleuse, la pince à céramique et la carrelette servent à couper les carreaux, le maillet est utile à leur ajustement. Des croisillons permettent de maintenir un écartement régulier entre les carreaux. Les lunettes de protection, les gants et les genouillères servent à protéger le carreleur.

La formation des carreleurs

Pour devenir carreleur, il existe des formations qualifiantes qui s’articulent en quelques mois de cours pratiques soutenus par des stages en entreprise, sur des chantiers. Encore appelé dalleur, carreleur-mosaïste, carreleur-faïencier, ce professionnel peut suivre au préalable une formation diplômante sanctionnée par un certificat d’aptitude professionnelle (CAP), un brevet professionnel (BP), un brevet de technicien (BT), etc.

Rémunération et profil de carrière des carreleurs

Lorsqu’il est installé à son propre compte, le carreleur peut toucher entre 2000 et 3500 euros par mois. Cette rémunération dépend de la fréquence de ses interventions. Très souvent, il est salarié d’une société du bâtiment. Il débute sa carrière avec le smic : il reçoit environ 1150 euros par mois. Mais ce montant évolue avec son ancienneté et l’appréciation de sa hiérarchie. Lorsqu’il est très expérimenté, le carreleur peut facilement être chef de chantier, chef de projet dans le bâtiment.

Les difficultés rencontrées dans le métier de carreleur

Le carreleur intervient après le gros œuvre sur un chantier et son travail se fait souvent en collaboration avec d’autres ouvriers (électricien, maçon,…). Il arrive qu’il accuse du retard du fait de la lenteur de ses collaborateurs. Parfois, le client donne des directives qui s’écartent largement des exigences du métier. Et ce n’est pas toujours facile de le ramener à la raison. Pour la pose de carreaux, le carreleur alterne entre les positions assis et debout, ce qui est physiquement éprouvant.

Formation de carreleur

Le métier de carreleur fait partie des métiers du bâtiment. Le carreleur intervient à la fin d’un chantier comme le plombier, l’électricien ou le peintre avec qui il devra coordonner ses travaux. Outre la pose de carrelages, il doit travailler au préalable à la finition du support (chappe, enduit,…). La formation de carreleur existe sous plusieurs formes.

Se former pour devenir carreleur

Les diplômes d’État de base, qui sanctionne les formations de carreleur sont le CAP carreleur mosaïste et le titre professionnel de carreleur. Pour obtenir ces certifications, différentes voies sont proposées :

La formation initiale

La formation initiale à sortie de la 3ème de collège dans un lycée professionnel. La formation de carreleur consiste en une alternance de cours théoriques et pratiques suivie par plusieurs stages en situation dans une entreprise ou chez un artisan. Le CAP est obtenu à la suite d’un examen qui sanctionne les deux ans de formation de carreleur. En France, 135 établissements scolaires préparent à cette qualification.

Devenir carreleur grâce à l’alternance

Une formation de carreleur par alternance dans un CFA (il existe 99 Centres de formation par alternance en France). L’élève est en contrat d’apprentissage pour deux ans. Il fait succéder formation théorique (3 jours) et formation pratique en entreprise (8 jours). Ces deux formations pour être carreleur (lycée professionnel et CFA) dépendent du Ministère de l’Éducation Nationale.

La formation en continue pour devenir carreleur

Une formation de carreleur continue à l’AFPA vous permet d’obtenir un titre professionnel, l’équivalent du CAP, reconnu par les professionnels. L’admission se fait à l’issue de tests, de réponses à un questionnaire et d’un entretien. Le niveau scolaire minimum requis est celui de la 5ème. Le principe de la formation de carreleur est l’alternance avec la mise en place d’un contrat de professionnalisation qui permet à l’apprenant d’être rémunéré. La durée normale d’un contrat est de 6 à 12 mois. Il peut être prolongé (2 ans) pour les jeunes sortis du système scolaire sans qualification. La VAE (validation des acquis) permet également d’obtenir un diplôme équivalent à condition de compter 3 ans d’expérience professionnelle dans le domaine. Ces formations de carreleur dépendent quant à elles du Ministère chargé de l’emploi.

Les autres formations de carreleur (niveau IV)

  • Les mentions complémentaires. Elles permettent d’obtenir une qualification à partir d’un diplôme plus généraliste (CAP ou BEP). Elles peuvent être préparées par la voie scolaire, de l’apprentissage ou la formation continue.
  • Un BP carrelage-mosaïque est ouvert aux titulaires d’un CAP ou BEP. La formation est faite dans les établissements scolaires sur 2 ans et prépare à des postes à responsabilité (organisation et management d’une équipe de chantier).
  • Un baccalauréat professionnel (bac pro Aménagement et finition du bâtiment) permet également de compléter sa formation de carreleur en s’orientant vers la gestion de personnel et l’approvisionnement en matériel. La détention d’un CAP carreleur mosaïste est souhaitable pour s’orienter vers cette formation.

Bien choisir son matériel pour débuter en tant qu’artisan

Vous souhaitez débuter votre activité seul et ainsi porter fièrement le titre d’artisan ?

Ce doux rêve de faire découvrir votre savoir-faire peut rapidement devenir un cauchemar si vous n’êtes pas correctement préparé.

Découvrez dans notre article tous nos conseils utiles pour faire les bons choix et être prêt pour acquérir vos futurs clients.

Les choix à faire pour bien commencer en tant qu’artisan

Afin de bien débuter votre entreprise, il convient de respecter quelques critères.

Dans un premier temps, si vous débutez dans le métier, il convient de posséder différents titres, certifications et compétences afin de pouvoir rassurer votre client.

Si ce n’est pas le cas n’hésitez pas à vous renseigner auprès de nombreuses écoles et organismes qu’il existe en france.

De nombreux labels peuvent également exister dans votre secteur qui peuvent assurer la qualité de votre travail.

Dans un second temps, le choix de l’installation et du statut juridique de votre entreprise est primordial.

Ce choix peut avoir des conséquences importantes sur la suite de votre activité, c’est pour cela qu’il faut correctement y réfléchir.

Ce choix étant fait, vous pouvez donc effectuer l’immatriculation de la société et obtenir le précieux sésame du numéro siret.

A partir de maintenant votre qualité professionnelle doit parler, il est temps d’augmenter votre répertoire client et d’envoyer des devis.

Au boulot !

Choisir le bon matériel pour bien débuter en artisanat

Le choix du matériel est nécessaire pour bien débuter en tant qu’artisan.

En fonction de votre corps de métier (construction ou autres) et des chantiers que vous serez à même de réaliser, la quantité de matériel dont il faudra faire l’acquisition pourra être plus ou moins importante.

A ce titre, le transport de votre matériel et le moyen de locomotion entre vos différents chantiers est primordial, il est nécessaire de prendre en compte l’achat d’un véhicule dans votre projet de lancement.

Votre besoin d’achat est important ?

Vous pourrez prévoir de financer certain montant à crédit. Pour cela certaines banques permettent aux nouveaux artisans d’accéder au financement sur présentation de votre projet.

A noter, Il est possible aujourd’hui de demander un avis sur votre dossier de financement directement en ligne.

Au total, pour choisir votre type de matériel et vos matériaux, cela dépendra exclusivement de votre activité et vous devez vous adapter en conséquence.

Certains métiers auront des besoins plus importants et le financement à crédit sera obligatoire.

Enfin, la question de l’assurance est une question qu’il ne faut pas oublier.

Comment allez-vous couvrir un problème de santé ou certains problèmes sur vos chantiers ?

Par ailleurs, les clients demandent de plus en plus l’attestation d’assurance décennale avant de commencer le chantier ou vos travaux

Cette assurance d’une durée de 10 ans est donc obligatoire pour les métiers de la construction.

N’hésitez pas à faire le tour des entreprises d’assurances pour connaître les différents tarifs et prestations qu’ils peuvent vous accorder.

Pour conclure, se lancer en tant qu’artisan peut être vécu comme une liberté ou une contrainte. Pour que cela se passe au mieux, il convient de trouver comment mettre en place des bonnes pratiques et acquérir le bon matériel dès le début.

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